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Gloria pour orchestre
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SUJET: Gloria pour orchestre

Gloria pour orchestre il y a 5 ans, 8 mois #2474

  • Nicodem
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  • Message: 242
Chers amis,

J'ai le plaisir de vous proposer ma dernière mélodie écrite sur les paroles du gloria en français. Je voulais écrire quelque chose de joli, doux et paisible, quitte à prendre le risque de perdre la dimension sacrée:

Audio clip: Adobe Flash Player (version 9 or above) is required to play this audio clip. Download the latest version here. You also need to have JavaScript enabled in your browser.


Lien internet: musicarmonia.fr/images/uploads/Nicodem/Gloria%20orchestral.mp3

J'ai travaillé au séquenceur une version orchestrale, avec flûte doublée aux violons (mélodie soprano), basson doublé aux violoncelles (mélodie baryton), piano, cordes, chœurs (accompagnement harmonique, rythmique, arpégé), harpe (quelques glissando).

Je n'ai mis en partition que les voix et le piano, et indiqué les accords (triades et accords suspendus):

Fichier attaché:

Nom du fichier: GloriaMelodyPianochords-Partitioncomplte.pdf
Taille du ficher: 64 KB


Bonne écoute

Amicalement

Nicolas

Re: Gloria pour orchestre il y a 5 ans, 8 mois #2475

bonjour Nicodem,

Le texte est illisible.
La mélodie suit un cheminement uniforme dans son déroulement et son ambiance, ce qui est sans doute voulu, mais, à mon avis, elle n'a pas la qualité expressive, ni la sureté de construction dont vous avez fait preuve dans "Lead kindly fight" qui est très bien structurée, comporte des tournures personnelles, des respirations bienvenues, une tonalité générale personnelle séduisante et émouvante.....autrement dit: une véritable originalité, éloignée du sucré et du joli sulpicien.

J'espère que vous ne vous formaliserez pas de cet avis un peu rude, mais émis ainsi en fonction de pièces que vous avez présentées par le passé.

amicalement
FD.

Re: Gloria pour orchestre il y a 5 ans, 8 mois #2476

  • Nicodem
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  • Message: 242
Bonjour François,

Merci pour votre franchise et pas de soucis, je ne me formalise pas, même après avoir lu la signification de l'adjectif sulpicien ("bondieuseries" dans un style quelque peu naïf et sans grand génie )

En fait je ne mets pas la même ambition dans chacune des pièces que j'écris, comme tout à chacun je pense ne vise pas le chef d’œuvre dans chacune de ses créations. Je ne cherche donc pas toujours l'originalité, l'émotion, l'expressivité. Cette pièce n'a pas vocation à être chantée en concert. Quand c'est le cas j'aborde le travail de composition dans un tout autre état d'esprit et la motivation de plaire aux interprètes.
Ici je recherchais juste une ambiance, et travailler quelques structures minimalistes. Et ma foi j'ai pris du plaisir à l'écrire. De plus, elle a plu à mon épouse, ce qui est déjà un résultat que je n'obtiens pas toujours loin s'en faut, alors je suis content .

Amicalement

Nicolas

Re: Gloria pour orchestre il y a 5 ans, 7 mois #2477

  • JLF
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  • Message: 267
Coucou Nicolas;

C'est parfait pour un gloria à faire chanter dans ma petite église de village par le choeur des femmes (assises devant dans la travée de droite) et par le chœur des hommes (debouts au balcon, à l'étage), Ils vont trouver ça pas trop difficile, et en plus ils connaissent déjà les paroles.
Mais je suis sûrs qu'ils trouveront que ça manque d'un refrain à faire chanter par tout le monde...

Sur le fond, je ne suis pas un fana de la musique d'église (sulpicienne), moi non plus et généralement, je préfère le salé au sucré.
En cela, désolé, je suis assez d'accord avec François.

Re: Gloria pour orchestre il y a 5 ans, 7 mois #2502

  • Emilie
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GLORIA pour Orchestre

C’est la première fois que j’entends un Gloria aussi …contemplatif ! la démarche est originale c’est presque un oxymore musical , dans le sens ou louange vive s’oppose apparemment à méditation.

On appréciera la délicatesse de cette musique « très intériorisée » et le soin avec lequel la pièce est réalisée ( orchestration, placement des voix, jeu de réponses entre les pupitres, mise en valeur des mots importants, motifs ascendants, tonalités) et même si habituellement le gloria est le chant des anges, bien audible et « sonné » ( sonare), soutenu par un refrain au rythme entraînant, la liturgie réclame alors du "son", voir des trompettes et chamades !
On se souvient des Gloria des Messes de Mozart, Bach, ou le célèbre Gloria de Vivaldi , brillant et « très vitaminé ». Ne parlons pas des Gloria influencés par les Gospels (qui déchirent), ou ceux plus contemporains et moins attachants qui agrémentent les services liturgiques actuels …
Certains Gloria grégoriens autrefois n’étaient-ils pas déjà emprunts d’une certaine quiétude ?

En réécoutant encore, ce Gloria " Adagio" et tranquille, on l’imagine plus accompagnant un temps de méditation ou d’offrande, pourtant une belle voix soliste peut parfaitement l’interpréter comme tel.
Certains intervalles paraissent difficiles de justesse ( exemple : mesure 10, quatre augmentée, mesure 15 , la septième mineure)
Il faudra veiller à ce que la lenteur et la douceur pensées pour cette pièce, ne soient pas comprises par l’auditeur comme l’expression d’une tristesse, …ce qui serait un contresens ! le tout est de rendre évident cette joie intérieure ! Difficile challenge…

De grands compositeurs français du XX e ont magnifiquement écrit dans ce domaine de musique sacrée (par exemple Francis Poulenc, André Caplet , Jehan Alain, Olivier Messiaen)
Et quant au contresens musical apparent, Messiaen dans sa pièce Combat de la mort de de la vie, pour grand orgue, pièce en 2 parties,la première très démonstrative, sonore, combative et violente, et la seconde qui réservée à celle de "la vie", d’un calme et d’ une sérénité quasi extatiques
Quant à l’effet « profane » qu'oon pourrait craindre en composant ainsi, ne tient-il pas toujours de l’instrumentation( une harpe , un piano, par exemple rappellent plus le concert ou l’opéra, mais pas toujours, l'oreille du public est à rééduquer... ), mais aussi de l’interprétation in live. N’y aurait il pas aussi une légère influence musicale « anglicane » dans cette démarche créatrice.

merci pour cette musique authentique et touchante.

Emilie

Ps : voici deux artifices pour "faire sacré" : traduire le texte en latin, et voir si la musique résiste...et ajouter dans l'accompagnement un vilain harmonium au son bien couineux )
Dernière édition: il y a 5 ans, 7 mois par Emilie.

Re: Gloria pour orchestre il y a 5 ans, 6 mois #2507

  • rinaldi
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  • Message: 381
Merci Emile d'avoir rétabli cette pièce dans son cadre véritable - celui d'une glorification de la Foi - et d'en avoir analysé l'Esprit et non la Lettre, comme nos deux compères qui t'ont précédée Ces Pharisiens qui osent les métaphores culinaires ("Sucré" # "Salé") iront griller en Enfer ; c'est certain !
Plus sérieusement, le caractère "Saint-Sulpicien" de ce Gloria est un parti-pris comme une autre, tout comme les œuvres peintes de l'Eglise Saint-Sulpice de Paris, à l'origine du terme, ont constitué un ensemble stylistique qui a fait date dans le renouveau de la peinture religieuse européenne au XIXème siècle, qu'on en aime ou pas le caractère éthéré, suave et parfois (souvent) mièvre. Mais ce n'est pas le cas ici, puisqu'il s'agit, encore une fois chez Nicolas, d'extirper le genre sacré de sa solennité et de sa pompe pour le mettre à la portée d'oreilles plutôt habituées à la musique profane, à la mélodie par exemple, pour qu'il nous soit donc plus accessible.Toutes les œuvres sacrées composées par Nicolas et dont nous avons eu connaissance vont dans ce sens.
Même si ce Gloria n'est pas mon préféré de ce corpus qui ne cesse de s'étoffer, j'avoue que je n'avais jamais entendu un Gloria de la sorte. Il dédramatise le texte sans le priver de sa force théologique, le compositeur ayant habilement et subtilement su souligner les passages-clés, là où le fidèle fait sa profession de Foi, par les motifs les plus beaux, les plus "évidents" (= les mieux "composés") sinon les points d'orgue de son expressivité.
Emile a raison de remarquer que certains intervalles sont un peu hasardeux pour les chanteurs. Concernant la voix de baryton, elle est écrite, comme il se doit en clé de fa4 mais semble sonner à la hauteur d'une voix de ténor (??) notamment dans les parties les plus basses (le fa grave, qui est une note risquée pour un baryton mais pas pour une basse, m'a paru plus haut qu'il n'est écrit). Est-ce que je me trompe ?
Il est également intéressant de remarquer que l'écriture révèle bien le conflit qui oppose texte et musique dans la prosodie musicale : il faut parfois tordre le cou à la logique du premier pour privilégier la seconde. Ainsi, à la mesure 14, les passage "nous te rendons grâce..." montre une rupture - à priori illogique - de la voix après le pronom sujet, la phrase étant (musicalement) interrompue après la blanche par un demi-soupir : c'est certes une anomalie dans la logique linguistique mais qui se justifie par celle de la musique qui, elle, ne peut se passer de ce demi-soupir. On retrouve le même "conflit" à la mesure 27 "Toi qui enlèves le péché..." à la mesure 35 "Toi qui es assis à..." où Nicolas a privilégié la logique du discours musical sur celle du texte.
Le genre lyrique, qu'il soit profane ou sacré, fourmille de ces "anomalies" qui ne gênent personne car le chant n'est pas la parole : même s'il prétend la servir, il l'asservit le plus souvent

Amitiés,

Yves
Oeuvres en écoute directe sur www.rinaldi-musica.fr
Dernière édition: il y a 5 ans, 6 mois par rinaldi.
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