Le rire rend joyeux

LE RIRE REND JOYEUX

(ET NON L'INVERSE)

 

On croit souvent que le rire marque la joie de celui qui rit. Dans son essai Le Rire (1899-1900), le philosophe français Henri Bergson notait qu'au fur et à mesure que le public riait à une pièce de théâtre comique, les rires se faisaient plus fréquents, nombreux et forts.

 

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Henri Bergson (1859-1941)

Nous avons tous fait l'expérience de sourire, voire de rire, au spectacle d'un groupe de personnes s'esclaffant à côté de nous, dans un lieu public, sans pour autant connaître la cause de leur hilarité. Ce qui fait dire à la sagesse populaire que le rire est "communicatif". Les travaux menés par la neurophysiologie, aidée par l'imagerie médicale (IRM notamment), montrent que ce sont les mêmes zones du cerveau qui sont sollicitées et qui s'activent lorsque nous entendons rire que lorsque nous rions nous-mêmes : le rire devient alors un réflexe neurophysiologique indépendant de toute considération sur l'objet/le sujet du rire.

 

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Claude Lévi-Stauss la barbarie

Claude Lévi-Strauss :

LA BARBARIE

 

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Claude Lévi-Strauss dans son campement, lors d'une de ses expéditions anthropologiques en Amérique du Sud, dans les années 1935-1939.

L'apport de Claude Lévi-Strauss (1908-2009) à l'anthropologie moderne constitua une révolution scientifique majeure des sciences humaines du XXème siècle. Introducteur du structuralisme dans ce domaine et théoricien du Relativisme Culturel, il bouleversa notre regard sur "l'Autre" et posa les bases d'une réflexion critique sur l'occidentalisation des sociétés extra-européennes.

Claude-Lévi Strauss a renversé la logique traditionnelle d'approche et d'analyse de la parenté reposant sur la hiérarchisation des "unités" (= individus) en démontrant que l'identité des individus (et des familles elles-mêmes) découle de la nature des relations entretenues les uns avec les autres : ce n'est donc pas le statut des individus qui définit la parenté et la famille mais bien l'inverse. Ce qui compte, c'est le système de rapports/relations entre unités et non l'identité de celles-ci, la structure interrelationnelle ainsi construite définissant l'identité des unités individuelles (individus) et collectives (familles, clans, tribus) la constituant.

 

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Fabizio Ara Les Narcisse en littérature

Fabrizio Ara

 

 

Fabrizio Ara est professeur de langue et de littérature française à l’Université de Sassari (Sardaigne). Poète, romancier, auteur dramatique et essayiste, il écrit ses œuvres en italien et en français. Spécialiste à la fois du théâtre français contemporain (P-M.Koltès, J-L.Lagarce) et de la littérature « décadente » de la fin du XIXème siècle, il nous livre ici l’avant-propos d’un essai publié en 2010 sur les personnages narcissiques de la littérature. Le texte intégral de cet essai est consultable par les compositeurs Adhérents et Partenaires à la rubrique DOCS du site.

  

Narcisse

ou

les protagonistes littéraires marginaux

 

 

          Malgré le mythe d’Ovide, Narcisse ne représente pas forcement celui qui s’éprend de lui-même ou qui tombe sous le charme de sa beauté. Par conséquent, on ne devrait pas considérer le comportement narcissique comme la seule fixation affective à soi-même ou comme une sorte d’attention exclusive portée à soi. Cela serait une interprétation restrictive et anachronique ! En revanche, si l’on analysait une personnalité narcissique sous un angle différent, on pourrait bien la comparer à celle de ces individus qui refusent tout contact avec les êtres humains, qui méprisent leurs semblables, haïssent la vie et son système mondialisé.

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Gênes, ville d'art

Gênes est une ville peu connue des amoureux de l’Italie. Ils s’en font l’image d’un grand port, comme Marseille. La circulation automobile y est au moins aussi difficile, mais heureusement pour le touriste, les services de transports urbain (bus et métro assurés par la RATP !), et le chemin de fer côtier fonctionnent bien – avec, comme partout en Italie un scooter omniprésent.
Grand port, deuxième de la Méditerranée après Marseille, justement, Gênes est aussi une aussi ville d’art extraordinaire qui vaut le détour, tout autant que Turin ou Milan, par exemple. Ce fut en effet pendant 8 siècles la capitale de la République de Gênes, grande concurrente de la République de Venise.

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