GIOVANNI ANSELMO : « UN GRIS QUI S’ALLEGE VERS L’OUTREMER »

GIOVANNI ANSELMO :

« UN GRIS QUI S’ALLEGE VERS L’OUTREMER »

 

Artiste italien, né en 1934 à Borgofranco d’Ivrea (Piémont), Giovanni Anselmo est une des figures de proue de l’ARTE POVERA, principal mouvement d’avant-garde conceptuel italien apparu au début des années 1960.

 

Giovanni Anselmo à l’époque d’ARTE POVERA

 

ARTE POVERA : UN RETOUR VERS UNE MATIERE SIGNIFIANTE

 

Plus qu’un simple « mouvement » artistique né de la contestation d’une société marchande alors sûre de son éternelle prospérité, ARTE POVERA se veut plutôt une « attitude » de certains jeunes artistes italiens qui s’interrogent, comme tant d’autres de leurs collègues français du NOUVEAU REALISME ou encore américains du POP ART, sur les dérives consuméristes d’un société erratique, semblant avoir égaré la notion de sens, au détour d’une allée d’un de ces supermarchés, présentés alors comme les nouveaux temples de cités devenues tentaculaires. En ce sens, ARTE POVERA s’inscrit tout à fait dans l’émergence simultanée de deux courants clés de l’art de l’après-guerre : le HAPPENING (ou art « évènementiel ») et l’ART CONCEPTUEL, dont les « Ready Made » des années 1910-1920, de Marcel Duchamp constituent les prototypes « historiques ».

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Giuseppe Penone : à l'origine était le souffle

Giuseppe PENONE :

À l'origine était le Souffle

 

Rovesciare i propri occhi (« retourner ses propres yeux »), 1970. Dans cet autoportrait de ses débuts à Arte Povera, Penone se photographie portant des verres de contact miroitants et réfléchissant la lumière qui recouvrent l’iris et la pupille. Rendu ainsi physiquement aveugle par cet pellicule de verre, l’artiste dépasse les contingences de la réalité visuelle extérieure pour mieux retrouver une forme de regard intériorisé qui se veut forcément plus authentique, en même temps qu’il affirme que le regard qu’un artiste porte sur le monde est comme un miroir, exacerbé par sa sensibilité, du monde lui-même. Cette dialectique du regard alterné entre l’artiste et le monde n’est pas nouvelle et se rencontre dans bon nombre d’autoportraits célèbres dont celui, fameux, de Nicolas Poussin et daté de 1650, conservé au Louvre, qui fascina tant les artistes et les philosophes du XXe siècle. Il est probable que Giuseppe Penone s’en est souvenu lorsqu’il conçut cette photographie, transposant le contenu discrètement allégorique du tableau de Poussin au niveau de la surface « miroitante » de ses propres yeux. Là où Poussin suggère l’essence même de son métier – l’artiste doit révéler la condition humaine à travers l’héritage gréco-romain et judéo-chrétien – par une mise en abîme de la surface de la toile, entre présence réelle et illusion propre à l’image peinte,  Penone focalise la mission de l’artiste sur cette surface réfléchissante, au double sens du terme, que sont  le regard / les yeux de l’artiste. J’aurai bientôt l’occasion de revenir plus en détails sur l’autoportrait de N.Poussin, dans un prochain article consacré à cet artiste au génie souvent mal connu.

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Concerts FLUT'A4 12 et 25 mars 2012

Concerts FLUT'A4

Lundi 12 mars 2012

Dimanche 25 mars 2012

 

 

My Photos par

 

Le mois de mars est un mois riche en concerts pour Flût'A4, deux concerts à la clé, donc deux occasions de venir nous écouter, nous (re)découvrir, dans deux programmes différents...libre à vous de venir à l'un des deux voire aux deux concerts, il y en aura pour tous les goûts

 

 

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Sépa et Nésa, deux célèbres inconnus du Louvre

Sépa et Nésa

deux célèbres inconnus du Louvre

 

Statues de Sépa et Nésa (Néset)

Les collections du Musée du Louvre possèdent un ensemble exceptionnel de trois statues égyptiennes d'un même couple représenté grandeur nature et datant des tout premiers temps de l’histoire pharaonique : Sépa, (représenté deux fois) et son épouse Nésa qui vivaient aux alentours de l'an 2700 avant notre ère.

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Les Stèles Fausses-Portes égyptiennes : un passage entre les deux mondes

Les Stèles Fausses-Portes égyptiennes :

un passage entre les deux mondes

 

Exemple de stèle fausse-porte de l'Ancien-Empire intégrée à la maçonnerie externe d'un mastaba.

 

Quiconque a visité un mastaba égyptien ou encore les salles égyptiennes d’un musée n’aura pas manqué de remarquer d’étranges stèles propres aux croyances funéraires de l’Egypte Pharaonique : les stèles fausses portes.

 

Elément indispensable à tout tombeau égyptien, la stèle fausse porte permettait à « l’âme » du défunt, ou du moins à un aspect mobile de celle-ci, le « ba », de venir symboliquement chercher les offrandes déposées sur la table du même nom par les prêtres funéraires. En effet, c’est dans le secret de la chapelle du tombeau que s’effectuait ce passage magique de « l’âme » du défunt de l’Au-delà vers le monde des vivants.

 

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